Synthèse
Un salarié ne peut travailler plus de 6 jours
consécutifs : au moins un jour de repos (24 heures
auxquelles s'ajoute un repos quotidien minimum de 11
heures) doit lui être accordé chaque semaine et, en
principe, le dimanche de minuit à minuit.
Toutefois, deux types de dérogation existent :
1. les dérogations permanentes. Les entreprises concernées
peuvent ainsi avoir une activité le dimanche, tout au long
de l'année,
2. les dérogations temporaires, autorisées ponctuellement
par l’Inspe. Dans certains cas, des compensations doivent
être accordées aux salariés.
Le repos dominical est-il
obligatoire ?
Un employeur ne peut occuper un salarié plus de 6 jours par
semaine. Un repos hebdomadaire d'une durée minimale de 24
heures (plus 11 heures de repos quotidien) doit donc être
respecté et « donné le dimanche », précise le
Code du travail. Plusieurs dérogations qui permettent
d'organiser le travail ce jour-là sont cependant prévues.
Quelles sont les entreprises autorisées à organiser le
travail du dimanche ?
Certaines entreprises sont autorisées, de plein droit, à
organiser le travail le dimanche. Il s'agit par
exemple : 1. des entreprises industrielles utilisant
ou fabriquant des produits susceptibles de s'altérer et de
se déprécier rapidement ;
a) des entreprises à feu continu ; b) des
établissements de vente de denrées alimentaires au détail
(travail autorisé jusqu'à 12 heures) ; c) entreprises
de l’agriculture et viticulture d) des cafés,hôtels, des
restaurants ; e) entreprises d’éclairage et de
distribution d’eau et de force motrice
f) des magasins de fleurs naturelles ; g) des hôpitaux
des pharmacies , hospices, asiles, maisons de
retraite... ; h) des entreprises de transport i) des
entreprises de spectacles, musées et expositions...
j) personnel domestique
D'autres entreprises peuvent, sous certaines conditions,
employer des salariés le dimanche :
2. dans certaines communes touristiques et thermales ainsi
que dans les zones touristiques à forte affluence, les
établissements fournissant des biens et des services
destinés à faciliter l'accueil ou les activités de détente
et de loisirs du public peuvent, pendant les saisons
touristiques et après autorisation par règlement
grand-ducal, ouvrir le dimanche
3. les établissements dans lesquels le repos simultané du
personnel le dimanche peut être préjudiciable au public
(impossibilité de s'approvisionner un autre jour de la
semaine) ou au bon fonctionnement de l'établissement, après
autorisation de l'inspecteur du travail.;
4. les entreprises industrielles fonctionnant avec des
équipes de suppléance, couvertes par une convention
collective prévoyant le travail du dimanche, et après
accord d'entreprise ou autorisation de l'inspecteur du
travail.
5. Les commerces de détail non-alimentaires habituellement
fermés le dimanche, peuvent travailler jusqu'à 5 dimanches
par an, sur autorisation du maire ou règlement grand-ducal
Quelles sont les compensations
accordées au salarié ?
Dans tous les cas, le salarié doit bénéficier d'un temps de
repos hebdomadaire. Celui-ci peut être organisé par :
1. roulement du personnel ;
2. fermeture de l'établissement un autre jour de la
semaine ;
La loi prévoit une majoration salariale de 70% pour le
travail presté le dimanche. Au niveau des entreprises
industrielles, la convention collective règle cette
question
Loi sur
les heures de fermetures des magasins de détail
Par magasin de détail on entend toute activité ou
entreprise commerciale ou artisanale, ayant pour objet la
vente directe de marchandises, d'articles et de biens ou la
prestation de services au consommateur final.
Par heures de fermeture, on entend les plages d'horaires se
situant:
1. avant 06h00 et après 13h00 le dimanche et jours fériés
légaux,
2. avant 06h00 et après 18h00 le samedi et les veilles de
jours fériés légaux
3. avant 06h00 et après 20h00 les autres jours. Une fois
par semaine, l'heure de fermeture peut être retardée de
20h00 heures à 21h00 heures.
L'accès de la clientèle aux magasins de détail ainsi que la
vente directe aux consommateurs ne sont pas autorisés
pendant les jours et heures de fermeture.
Les exceptions
Cette réglementation n’est pas applicable aux:
1. établissements du secteur HORECA,
2. aux services prestés par les traiteurs hors magasin,
3. aux entreprises de pompes funèbres,
4. aux commerçants-forains participant aux fêtes locales,
kermesses et autres manifestations autorisées,
5. aux entreprises participant aux foires et expositions,
même pour la vente directe de leurs marchandises si cette
vente est couverte par une autorisation ministérielle,
6. aux magasins de journaux, de tabacs, de boucherie, de
boulangerie, de pâtisserie, de confiserie, de traiteur, de
fleurs et de souvenirs à l'intérieur des gares,
7. aux magasins dans les aérogares,
8. aux stations de service pour les véhicules automoteurs
pour ce qui est du remorquage de véhicules, de la vente de
carburant, de lubrifiant, de pièces de rechange,
d’accessoires ou produits d'entretien de première nécessité
pour le bon fonctionnement et le dépannage de véhicules
automoteurs. Il en est de même pour la vente de produits
alimentaires et non-alimentaires de premier besoin, à
condition que la surface de vente nette de ces derniers se
situe dans le rayon délimité de la caisse de la station et
ne dépasse pas 20 m 2 , et ceci, sans préjudice des
dispositions de la loi du 21 février 1976 ayant pour objet
d'instaurer un jour de fermeture hebdomadaire dans les
stations de vente de carburant et de lubrifiant pour
véhicules automoteurs,
9. aux ateliers de réparation des mécaniciens d'autos et de
motos, ainsi que des peintres et débosseleurs de véhicules
automoteurs pour ce qui est du dépannage et remorquage de
véhicules automoteurs ainsi que de la vente de carburant,
de lubrifiant, de pièces de rechange, accessoires ou
produits d'entretien,
10. aux entreprises de taxis et d'ambulances,
11. aux prestations à exécuter en cas d'urgence ou de force
majeure.
Les dérogations
Les bénéficiaires des dérogations sont:
1. les petits magasins de détail à agencement local réduit,
n’occupant normalement qu’une seule personne assistée de
membres de sa famille,
2. les boucheries, les boulangeries, les pâtisseries, les
traiteurs, les salons de consommation, les magasins de
journaux, d’illustrés, de souvenirs, de tabacs, qui peuvent
rester ouverts les dimanches et jours fériés légaux jusqu’à
18h00.
Des dérogations temporaires ne peuvent être accordées que
pour l’ensemble des magasins de détail ou d’une ou de
plusieurs branches de commerce ou d’artisanat, et ne
peuvent aller au-delà de 21h00.
Les demandes de dérogation doivent être introduites auprès
du Ministère des Classes Moyennes du Tourisme et du
Logement, au plus tard un mois avant l’entrée en vigueur de
la dérogation sollicitée.